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1908

SUR LE RYTHME SAPHIQUE

Renée VIVIEN

Pour moi, ni l’amour triomphant, ni la gloire, Ni le souffle vain d’hommages superflus. Mais la paix d’un coin dans une maison noire Où l’on n’aime plus.

Je sais qu’ici-bas jamais rien ne fut juste, Je fus patiente en attendant la mort. J’ai tû ma douleur, et quoiqu’il fut injuste J’ai subi mon sort.

Pour moi, ni l’accueil bienveillant des fêtes, Mais l’apaisement d’un très profond soupir, Le silence noir qui succède aux défaites Et le souvenir.

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