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1901

SOURIRE DANS LA MORT

Renée VIVIEN

Le charme maladif des musiques moroses Ici ne convient point à l’auguste trépas. Venez, il faut couvrir de rythmes et de roses La maison du Poète, où le deuil n’entre pas !

Que, parmi le reflux des clartés, se déploie La pompe des parfums, des chants et des couleurs : Avec des cris d’orgueil, d’espérance et de joie, Jetez à pleines mains les fleurs, les fleurs, les fleurs !

Dédaignant le reflet de l’amertume ancienne, Son front large rayonne avec sérénité… Il dort divinement sa nuit olympienne, Et son baiser d’amour étreint l’éternité.

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