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1910

SOUHAIT FAMILIER

Renée VIVIEN

Ô souvenirs des soirs amèrement fidèles, Ô l’assombrissement sur moi des grandes ailes S’envoler et monter dans le beau ciel du soir, Ce serait donc la fin de l’ancien désespoir ?

Et ce serait la paix, et ce serait la trêve, Ce serait, dans un cœur, l’éternité du rêve… Ne jamais plus se tourmenter ni s’enflammer Surtout, ne plus aimer ! ô Dieux ! Ne plus aimer !

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SOUHAIT FAMILIER · Renée VIVIEN · Poetry Cove