Skip to content
1903

LE TOUCHER

Renée VIVIEN

Les arbres ont gardé du soleil dans leurs branches. Voilé comme une femme, évoquant l’Autrefois, Le crépuscule passe en pleurant… Et mes doigts Suivent en frémissant la ligne de tes hanches.

Mes doigts laborieux s’attardent aux frissons De ta chair sous la robe aux douceurs de pétale… L’art du toucher, complexe et curieux, égale Le rêve des parfums, le miracle des sons.

Je suis avec lenteur le contour de tes hanches, Tes épaules, ton col, tes seins inapaisés. Mon désir délicat se refuse aux baisers : Il effleure et se pâme en des voluptés blanches.

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
LE TOUCHER · Renée VIVIEN · Poetry Cove