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1902

ÉPITAPHE

Renée VIVIEN

Doucement tu passas du sommeil à la mort, De la nuit à la tombe et du rêve au silence, Comme s’évanouit le sanglot d’un accord Dans l’air d’un soir d’été qui meurt de somnolence.

Au fond du Crépuscule où sombrent les couleurs, Où le monde pâli s’estompe au fond du rêve, Tu sembles écouter le reflux de la sève Murmurer, musical, dans les veines des fleurs.

Le velours de la terre aux caresses muettes T’enserre, et sur ton front pleurent les violettes.

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ÉPITAPHE · Renée VIVIEN · Poetry Cove