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1910

ÉCHO D’UNE GRANDE VOIX

Renée VIVIEN

Ne vois-tu rien parmi les nuages du soir ? Ouvre les yeux afin de voir et de mieux voir… — Je regarde sans voir. Ne vois tu rien venir de ce que tu redoutes ?

— Je regarde et je vois la poussière des routes Les nuages du soir ! Ne vois-tu rien venir cependant ? Ah ! regarde Regarde ! Penche-toi, pleure, prie et regarde !

— Je vois venir le soir !

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