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1910

DÉROUTE

Renée VIVIEN

Voici que me fascine enfin le mal hagard… Enfin, je suis en proie aux multiples malaises, Et mes yeux aveuglés par les larmes mauvaises S’attachent… La ténèbre a surpris mon regard.

Car mon cœur est vaincu, mon âme est en déroute, J’erre à tâtons, selon le hasard de la route Et mon cœur bat moins fort, et mon âme s’enfuit. Et je n’aperçois plus la lueur sur la route.

Mais tandis que le temps irrévocable fuit, Et que je n’ose plus affronter cette face Qui fut mienne, j’aurai cette dernière audace D’affronter, seule à seule, en silence, la Nuit !

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