Skip to content
1903

DÉPART

Renée VIVIEN

J’ai vu s’éteindre en moi le brûlant désespoir… Ma bouche cessera de ravager ta bouche, Je ne connaîtrai plus les veilles sur la couche De la moite Insomnie et du Désir farouche,

Car la Mer et la Mort me rappellent, ce soir… La nuit vient assombrir tes cheveux d’asphodèle, Et les chauves-souris ont frappé de leur aile Bleue et longue ma porte où l’ombre vient pleuvoir…

J’ai fait taire mon cœur que l’angoisse martèle, Car la Mer et la Mort me rappellent, ce soir…

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
DÉPART · Renée VIVIEN · Poetry Cove