Skip to content
1901

AURORE SUR LA MER

Renée VIVIEN

Je te méprise enfin, souffrance passagère ! J’ai relevé le front. J’ai fini de pleurer. Mon âme est affranchie, et ta forme légère Dans les nuits sans repos ne vient plus l’effleurer.

Aujourd’hui je souris à l’Amour qui me blesse. Ô vent des vastes mers, qui, sans parfum de fleurs, D’une âcre odeur de sel ranimes ma faiblesse, Ô vent du large ! emporte à jamais les douleurs !

Emporte les douleurs au loin, d’un grand coup d’aile, Afin que le bonheur éclate, triomphal, Dans nos cœurs où l’orgueil divin se renouvelle, Tournés vers le soleil, les chants et l’idéal !

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
AURORE SUR LA MER · Renée VIVIEN · Poetry Cove