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1885

Suavitas

Gabriel VICAIRE

L'Adorable espoir de la Renoncule A nimbé mon cœur d'une Hermine d'or. Pour le Rossignol qui sommeille encor, La candeur du Lys est un crépuscule.

Feuilles d'ambre gris et jaune ! chemins Qu'enlace une valse à peine entendue, Horizons teintés de cire fondue, N'odorez-vous pas la tiédeur des mains ?

O Pleurs de la Nuit ! Étoiles moroses ! Votre aile mystique effleure nos fronts, La vie agonise et nous expirons, Dans la mort suave et pâle des Roses !

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