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1892

Envoi

Gabriel VICAIRE

Parmi les faux semblants, Dans la mêlée humaine, Je m’en vais, bras ballants, Où l’amour me promène,

Parfois fou de Germaine Et quelquefois un peu Féru de Philomène ; A la grâce de Dieu !

Quand je vois les bas blancs D’une fillette amène, Il me vient des élans D’ardent catéchumène,

Et, toute une semaine, Je m’amuse à ce jeu. Bizarre phénomène ! A la grâce de Dieu !

Qu’on se batte les flancs Pour conquérir Chimène, J’ai tes us excellents, Ô poularde du Maine,

Ma cousine germaine. Un pré sous le ciel bleu, Voilà mon vrai domaine. A la grâce de Dieu !

Toi, grande Melpomène, Écoute cet aveu. J’ai l’âme peu romaine. A la grâce de Dieu !

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