Parmi les faux semblants,
Dans la mêlée humaine,
Je m’en vais, bras ballants,
Où l’amour me promène,
Parfois fou de Germaine
Et quelquefois un peu
Féru de Philomène ;
A la grâce de Dieu !
Quand je vois les bas blancs
D’une fillette amène,
Il me vient des élans
D’ardent catéchumène,
Et, toute une semaine,
Je m’amuse à ce jeu.
Bizarre phénomène !
A la grâce de Dieu !
Qu’on se batte les flancs
Pour conquérir Chimène,
J’ai tes us excellents,
Ô poularde du Maine,
Ma cousine germaine.
Un pré sous le ciel bleu,
Voilà mon vrai domaine.
A la grâce de Dieu !
Toi, grande Melpomène,
Écoute cet aveu.
J’ai l’âme peu romaine.
A la grâce de Dieu !