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1892

Envoi

Gabriel VICAIRE

Sur la littérature Il souffle un mauvais vent. Tous les gens d’écriture Ont la tête à l’évent.

Moi, comme en son couvent Un cordelier modeste, Je rêvasse en buvant. Je me fiche du reste.

Près d’une créature, Dès le soleil levant. Manger une friture Sous un petit auvent,

N’est-ce pas émouvant ? Si j’ai la jambe leste, Je suis assez savant. Je me fiche du reste.

L’ambition torture, L’amour est décevant. Par bonheur la nature Est toujours là, rêvant,

Et je suis son fervent. Ses yeux d’un bleu céleste M’ont ébloui souvent. Je me fiche du reste.

Prince de Bénévent, Ce monde est une peste. Bah ! je suis bon vivant. Je me fiche du reste.

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