O Nouvelle-Forêt ! nom de féerie et d’armes ! Le mousquet a souvent rompu philtres et charmes Sous tes rameaux où le rossignol s’effarait. O Shakspeare ! ô Cromwell ! ô Nouvelle-Forêt !
Non désormais joli seulement, plus tragique Ni magique, mais, par une aimable logique, Encadrant Lymington, vieux bourg, le plus joli Et le plus vieux des bourgs jadis guerriers, d’un pli
D’arbres sans nombre vains de leur grâce hautaine, Avec la mer qui rêve haut, pas très lointaine, Comme un puissant écho des choses d’autrefois. J’y vécus solitaire, ou presque, quelques mois,
Solitaire et caché, – comme, tapi sous l’herbe, Tout ce passé dormant aux pieds du bois superbe, – Non sans, non plus, dans l’ombre et le silence tiers, Moi, le cri sourd de mes avant-derniers hiers,
Passion, ironie, atroce grosse joie ! Non sans, non plus, sur la dive corde de soie Et d’or du cœur désormais pur, cette chanson, La meilleure ! d’amour filial au frisson
Béni certes. – O ses lettres dans la semaine Par la boite vitrée, et que fou je promène, Fou de plaisir, à travers bois, les relisant Cent fois. – Et cet Ivry-commune d’à-présent.
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