Skip to content
1893

XVII

Paul-Marie Verlaine

«Tu m’ostines ! » – « Et je t’emmène A la campagne. » Ainsi parlaient Deux amoureux dont s’éperlaient Plus d’un encor propos amène.

Je crains fort que ces amoureux N’aient été nous l’autre semaine Nous répondant, Tyrcis, Climène, Hélas ! en mots trop savoureux.

Mais puisqu’il en est temps encore, Puisqu’il en est encore temps, Ne soyons donc plus mécontents, Au contraire, et que s’édulcore

Notre courroux, pourtant grondant Un petit peu, mais pour la forme, En un orage horrible, énorme, De gros baisers se répondant.

O ma dure et bonne compagne, Assez, dis, de malentendus, Et si tu veux – car je le dus – Or, je t’emmène à la campagne.

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
XVII · Paul-Marie Verlaine · Poetry Cove