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1891

XVI

Paul-Marie Verlaine

L’été ne fut pas adorable Après cet hiver infernal, Et quel printemps défavorable ! Et l’automne commence mal,

Bah ! nous nous réchauffâmes En mêlant nos deux âmes. La pauvreté, notre compagne Dont nous nous serions bien passés,

Vainement menait la campagne Durant tous ces longs mois glacés… Nous incaguions l’intruse, Son astuce et sa ruse.

Et riches, de baisers sans nombre, – La seule opulence, crois-moi, – Que nous fait que le temps soit sombre S’il fait soleil en moi, chez toi,

Et que le plaisir rie A notre gueuserie ?

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