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1888

XIII

Paul-Marie Verlaine

Le petit coin, le petit nid Que j’ai trouvés, Les grands espoirs que j’ai couvés, Dieu les bénit.

Les heures des fautes passées Sont effacées Au pur cadran de mes pensées. L’innocence m’entoure et toi,

Simplicité. Mon cœur par Jésus visité Manque de quoi ? Ma pauvreté, ma solitude,

Pain dur, lit rude, Quel soin jaloux ! l’exquise étude ! L’âme aimante au cœur fait exprès, Ce dévouement,

Viennent donner un dénouement Calme et si frais A la détresse de ma vie Inassouvie

D’avoir satisfait toute envie ! Seigneur, ô merci. N’est-ce pas La bonne mort ? Aimez mon patient effort

Et nos combats. Les miens et moi, le ciel nous voie Par l’humble voie Entrer, Seigneur, dans Votre joie.

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XIII · Paul-Marie Verlaine · Poetry Cove