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1870

VIII

Paul-Marie Verlaine

Dans l’interminable Ennui de la plaine La neige incertaine Luit comme du sable.

Le ciel est de cuivre Sans lueur aucune On croirait voir vivre Et mourir la lune.

Comme des nuées Flottent gris les chênes Des forêts prochaines Parmi les buées.

Le ciel est de cuivre Sans lueur aucune On croirait voir vivre Et mourir la lune.

Corneille poussive Et vous, les loups maigres, Par ces bises aigres Quoi donc vous arrive ?

Dans l’interminable Ennui de la plaine La neige incertaine Luit comme du sable.

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