Vrai, là, mais quel bourreau d’argent tu fais, petite ! Vrai, là, mais quel bourreau d’argent tu fais, petite ! Tiens, tiens ! Tiens, tiens !
Il n’est banquier solide, il n’est pépite, Sérieuse qui pût te résister… Il n’est banquier solide, il n’est pépite, Sérieuse qui pût te résister…
Vraiment Vraiment Je suis pauvre, tu sais, tu sais aussi comment, De quelle ardeur je trime et fais, vaille que vaille,
Puisqu’on n’est pas rentier et qu’il sied qu’on travaille, Des besognes pour tel journal Ali-Baba Dont la Sésame par instants me fault. Je suis pauvre, tu sais, tu sais aussi comment,
De quelle ardeur je trime et fais, vaille que vaille, Puisqu’on n’est pas rentier et qu’il sied qu’on travaille, Des besognes pour tel journal Ali-Baba Dont la Sésame par instants me fault.
Ah bah ? Ah bah ? Enfin, modère-toi, chère, dans tes dépenses. La galette n’est pas ce que, vaine, tu penses :
Elle a des hauts et des bas et surtout des bas ; Que de braves reculs, que de lâches combats Vis-à-vis de maints éditeurs, gent redoutable, Juste pour la couchette et juste pour la table.
Parbleu, j’aime le luxe aussi. Je n’en dors pas D’aimer le luxe des habits et des repas Et des lampas et des lambris et tout le diable ! Et même cette dèche implacable, effroyable
Où se débattent mes courages presque en vain, Courage de la soif, courage de la faim Et du froid et du chaud, la faute à qui ? Peut-être, – Autant qu’on peut juger de son propre Bicêtre, –
Un tantinet à moi, sans compter les amis De l’un et l’autre sexe, – et quelques ennemis. Mais surtout, mais surtout à mon amour du faste. J’aimais qu’un bon dîner remplit ma panse vaste,
Qu’un bon lit, trop étroit, me dit d’être galant, Serrer la main aux pauvres hommes de talent, Enfin acheter des dessins et des gravures Et, l’avouerai-je ? me payer des gravelures
Japonaises ou dix-huitième siècle, et, ce M’a nécessairement conduit… Enfin, modère-toi, chère, dans tes dépenses. La galette n’est pas ce que, vaine, tu penses :
Elle a des hauts et des bas et surtout des bas ; Que de braves reculs, que de lâches combats Vis-à-vis de maints éditeurs, gent redoutable, Juste pour la couchette et juste pour la table.
Parbleu, j’aime le luxe aussi. Je n’en dors pas D’aimer le luxe des habits et des repas Et des lampas et des lambris et tout le diable ! Et même cette dèche implacable, effroyable
Où se débattent mes courages presque en vain, Courage de la soif, courage de la faim Et du froid et du chaud, la faute à qui ? Peut-être, – Autant qu’on peut juger de son propre Bicêtre, –
Un tantinet à moi, sans compter les amis De l’un et l’autre sexe, – et quelques ennemis. Mais surtout, mais surtout à mon amour du faste. J’aimais qu’un bon dîner remplit ma panse vaste,
Qu’un bon lit, trop étroit, me dit d’être galant, Serrer la main aux pauvres hommes de talent, Enfin acheter des dessins et des gravures Et, l’avouerai-je ? me payer des gravelures
Japonaises ou dix-huitième siècle, et, ce M’a nécessairement conduit… Arrêtez-le ? Arrêtez-le ?
M’a nécessairement conduit à la ruine. Je n’ai plus rien… M’a nécessairement conduit à la ruine. Je n’ai plus rien…
Assez, bon sang ! quelle platine ! Assez, bon sang ! quelle platine ! Tu railles ma garrulité peut-être à tort, Chéri. J’admets que j’ai tendu fort le ressort,
Je sais que j’exagère et sans doute plaisante. Certes ton luxe et ton amour de lui présente De modestes aspects, j’admets un peu forcés. (Dame, on ne peut avoir trop avec pas assez)
Mais enfin tu n’es pas très femme de ménage, Je puis le dire sans ridicule à mon âge Calmé, lent, réfléchi… Tu railles ma garrulité peut-être à tort,
Chéri. J’admets que j’ai tendu fort le ressort, Je sais que j’exagère et sans doute plaisante. Certes ton luxe et ton amour de lui présente De modestes aspects, j’admets un peu forcés.
(Dame, on ne peut avoir trop avec pas assez) Mais enfin tu n’es pas très femme de ménage, Je puis le dire sans ridicule à mon âge Calmé, lent, réfléchi…
Réfléchi, c’est le mot. Réfléchi, c’est le mot. J’abuse du vocable en effet, mais pas trop De la chose, conviens. Je disais donc, chérie,
Que je t’adjure de tout mon cœur et te prie D’à ton tour réfléchir sur les nécessités Qui nous tiennent, hélas, de pas mal de côtés. Voyons, modérons-nous dans la petite vie
Agréable, après tout, que plus d’un nous envie. Soyons, s’il te plaît, toi, coquette, moi, bien mis, Mangeons comme de droit, buvons comme permis, Mais, sacrebleu ! surtout, n’allons pas perdre haleine
A tant courir… J’abuse du vocable en effet, mais pas trop De la chose, conviens. Je disais donc, chérie, Que je t’adjure de tout mon cœur et te prie
D’à ton tour réfléchir sur les nécessités Qui nous tiennent, hélas, de pas mal de côtés. Voyons, modérons-nous dans la petite vie Agréable, après tout, que plus d’un nous envie.
Soyons, s’il te plaît, toi, coquette, moi, bien mis, Mangeons comme de droit, buvons comme permis, Mais, sacrebleu ! surtout, n’allons pas perdre haleine A tant courir…
N’en jetez plus, la cour est pleine. N’en jetez plus, la cour est pleine. A tant courir, disais-je, en somme, après la fin De tout crédit jusque chez… le marchand de vin !
Après, en un mot, comme en mille, la misère ! Voyons, de la raison un peu, c’est nécessaire, Impérieux : pas drôle, ô non pas ! la raison, Mais, dans l’espèce, indispensable à la maison !
Je veux… A tant courir, disais-je, en somme, après la fin De tout crédit jusque chez… le marchand de vin ! Après, en un mot, comme en mille, la misère !
Voyons, de la raison un peu, c’est nécessaire, Impérieux : pas drôle, ô non pas ! la raison, Mais, dans l’espèce, indispensable à la maison ! Je veux…
Tu veux ! Tu veux ! Nous voulons. Nous voulons.
Qui donc est le maître Ici ? Qui donc est le maître Ici ?
Toi. Toi. Qui donc est raisonnable ? Qui donc est raisonnable ?
Peut-être… Peut-être… Pas de peut-être ! Moi. Qu’il en soit autrement. Je m’en moque. Je suis le maître absolument
Et je n’ai plus besoin de mamours, ni d’astuces, J’espère, pour être obéie, – et que tu dusses En maugréer, fais-le, mais, encor, pas trop haut. Or je veux de l’argent. Beaucoup ! Puis il m’en faut
Tout de suite ; donne à l’instant et puis turbine ! C’est ton petit devoir d’esclave et de machine : Encore bien heureux de le faire pour moi. Pas de peut-être ! Moi. Qu’il en soit autrement.
Je m’en moque. Je suis le maître absolument Et je n’ai plus besoin de mamours, ni d’astuces, J’espère, pour être obéie, – et que tu dusses En maugréer, fais-le, mais, encor, pas trop haut.
Or je veux de l’argent. Beaucoup ! Puis il m’en faut Tout de suite ; donne à l’instant et puis turbine ! C’est ton petit devoir d’esclave et de machine : Encore bien heureux de le faire pour moi.
D’accord. Combien veux-tu ? D’accord. Combien veux-tu ? Tout ce que t'as sur toi, Chez toi, chez moi plutôt.
Tout ce que t'as sur toi, Chez toi, chez moi plutôt. Prends. Prends.
Donne. Donne. Voilà, chère. Voilà, chère.
Et maintenant faisez le beau, baisez mémère. Et maintenant faisez le beau, baisez mémère.
Cookies on Poetry Cove