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1881

VII

Paul-Marie Verlaine

Les faux beaux jours ont lui tout le jour, ma pauvre âme, Et les voici vibrer aux cuivres du couchant. Ferme les yeux, pauvre âme, et rentre sur-le-champ : Une tentation des pires. Fuis l’infâme.

Ils ont lui tout le jour en longs grêlons de flamme, Battant toute vendange aux collines, couchant Toute moisson de la vallée, et ravageant Le ciel tout bleu, le ciel, chanteur qui te réclame.

O pâlis, et va-t’en, lente et joignant les mains. Si ces hiers allaient manger nos beaux demains ? Si la vieille folie était encore en route ? Ces souvenirs, va-t-il falloir les retuer ?

Un assaut furieux, le suprême, sans doute ! O, va prier contre l’orage, va prier.

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VII · Paul-Marie Verlaine · Poetry Cove