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1894

VII

Paul-Marie Verlaine

Aux tripes d’un chien pendu Tu m’assimiles parfois. M’engueulant de cette voix Idoine à ce propos dû.

Tu me dis, robuste et grasse, Assez souvent, qu’un beau jour Ce serait si bien mon tour Que le diable en crierait grâce !

Mon tour d’écoper, car tu Ne te mouches pas du pied Pour manier comme il sied La gifle, et c’est ta vertu

De n’avoir pas peur d’un homme, Fût-il fort comme un millier, Et ton geste familier Tu n’en es pas économe…

Ainsi nous nous disputons (Tu me disputes du moins), Prenant les dieux à témoins, Sacrant, jurant, puis battons

En retraite l’un vers l’autre Après tel combat fatal, Distraction d’hôpital, Bonne fille et bon apôtre.

En retraite, oui, nous battons L’un vers l’autre et nous baisons Sur la bouche et ces façons Je les aime encor mieux que des coups de bâtons.

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VII · Paul-Marie Verlaine · Poetry Cove