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1870

VŒU FINAL

Paul-Marie Verlaine

O l’Innocente que j’adore De tout mon cœur, en attendant Qu’à ce bonheur timide encore S’ajoute le Plaisir ardent,

Vienne l’instant, ô Innocente, Où, sous mes mains libres enfin, Tombera l’armure impuissante De la robe et du linge fin ;

Et luise au jour chaud de la lampe Intime de ce premier soir, Ton corps ingénu vers quoi rampe Mon désir guettant son espoir,

Et vibre en la nuit nuptiale, Sons mon baiser jamais transi, Ta chair naguère virginale, Nuptiale alors, elle aussi !

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VŒU FINAL · Paul-Marie Verlaine · Poetry Cove