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1893

V

Paul-Marie Verlaine

«Quand je cause avec toi paisiblement, Ce m’est vraiment charmant, tu causes si paisiblement ! Quand je dispute et te fais des reproches, Tu disputes, c’est drôle, et me fais aussi des reproches.

S’il m’arrive, hélas ! d’un peu te tromper, O misère ! tu cours la ville afin de me tromper. Et si je suis depuis des temps fidèle, Tu me restes, durant juste tous ces temps-là, fidèle.

Suis-je heureux, tu te montres plus heureuse Encore, et je suis plus heureux, d’enfin ! te voir heureuse. Pleuré-je, tu pleures à mon côté. Suis-je pressant, tu viens bien gentiment de mon côté.

Quand je me pâme,aussi lors tu te pâmes. Et je me pâme plus de sentir qu’aussi tu te pâmes. Ah ! dis quand je mourrai, mourras-tu, toi ? Elle : « Comme je t’aimais mieux, je mourrai plus que toi. »

… Et je me réveillai de ce colloque Hélas ! C’était un rêve (un rêve ou bien quoi ?) ce colloque.

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