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1891

V

Paul-Marie Verlaine

Jusques aux pervers nonchaloirs De ces yeux noirs, Jusques, depuis ces flemmes blanches De larges hanches

Et d’un ventre et de deux beaux seins Aux fiers dessins, Tout pervertit, tout convertit tous mes desseins Jusques à votre menterie,

Bouche fleurie, Jusques aux pièges mal tendus Tant attendus, De tant d’appas, de tant de charmes.

De tant d’alarmes, Tout pervertit, tout avertit mes tristes larmes, Et, chère, ah ! dis : Flûtes et zons A mes chansons

Qui vont brâmant, tels des cerfs prestes Aux gestes lestes, Ah ! dis donc, Chère : Flûte et zon ! A ma chanson,

Et si je fais l’âne, eh bien, donne-moi du son !

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