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1884

PROLOGUE

Paul-Marie Verlaine

Ce sont choses crépusculaires. Des visions de fui de nuit. O Vérité, tu les éclaires Seulement d’une aube qui luit

Si pâle dans l’ombre abhorrée Qu’on doute encore par instants Si c’est la lune qui les crée Sous l’horreur des rameaux flottants,

Ou si ces fantômes moroses Vont tout à l’heure prendre corps Et se mêler au chœur des choses Dans les harmonieux décors

Du soleil et de la nature Doux à l’homme et proclamant Dieu Pour l’extase de l’hymne pure Jusqu’à la douceur du ciel bleu.

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