Skip to content
1884

PROLOGUE

Paul-Marie Verlaine

En route, mauvaise troupe ! Partez, mes enfants perdus ! Ces loisirs vous étaient dus ! La Chimère tend sa croupe.

Partez, grimpés sur son dos, Comme essaime un vol de rêves D’un malade dans les brèves Fleurs vagues de ses rideaux.

Ma main tiède qui s’agite Faible encore, mais enfin Sans fièvre, et qui ne palpite Plus que d’un effort divin,

Ma main vous bénit, petites Mouches de mes soleils noirs Et de mes nuits blanches. Vites, Partez, petits désespoirs,

Petits espoirs, douleurs, joies, Que dès hier renia Mon cœur quêtant d’autres proies… Allez, ægri somnia.

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
PROLOGUE · Paul-Marie Verlaine · Poetry Cove