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1896

POUR MORÉAS

Paul-Marie Verlaine

MORÉAS dit que je suis sans talent. Et èfF.-A. Cazals que tant on renomme Dans les endroits où l’on se fait grand homme Chante ce fait qui me semble étoilant.

Peut-être serais-je trop insolent En demandant, pour leur plaire enfin, comme Il faut s’y prendre, à moins d’être un Prudhomme Bien mis, correct, et bête, et s’en gonflant,

Je ne m’en gonfle pas, je m’en gondole, Et je m’en vais au vent fou qui m’envole ; Vent fou moi-même, hélas ! et cœur si fou Dont il ne faut pourtant pas qu’on rigole,

Mais si fier, en dépit de quelque pou Qui s’en arrange — et lors, je m’en console.

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