O la femme éternellement
Bien-aimée !
Ô ma femme, ô sincèrement
Estimée !
Ô ma femme, si gentiment
Mieux famée
Que ce vieux moi si méchamment,
Bien-aimée,
Calomnié comme il le faut
Par l'envie,
Ô ma femme, dont le coeur vaut
Trop ma vie,
Je me repens, tu le sais bien,
À toute heure,
À tout moment, de tout, de rien,
Et me leurre
De l'espoir de voir pardonnés
Les torts bêtes
De mon cœur, noirs lacs sillonnés
De tempêtes…
Mon cœur est tien, fichu cadeau,
Seule amie,
Mais ton cœur si bon et si beau
Ne veut mie
Du mien. Ô si sincèrement
Estimée…
Ô la femme éternellement
Bien-aimée !…