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1888

PARSIFAL

Paul-Marie Verlaine

PARSIFAL a vaincu les Filles, leur gentil Babil et la luxure amusante – et sa pente Vers la Chair de garçon vierge que cela tente M’aimer les seins légers et ce gentil babil ;

Il a vaincu la Femme belle, au cœur subtil, Étalant ses bras frais et sa gorge excitante ; Il a vaincu l’Enfer et rentre sous la tente Avec un lourd trophée à son bras puéril,

Avec la lance qui perça le Flanc suprême ! Il a guéri le roi, le voici roi lui-même, Et prêtre du très saint Trésor essentiel. En robe d’or il adore, gloire et symbole,

Le vase pur où resplendit le sang réel. Et, ô ces voix d’enfants chantant dans la coupole !

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