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1896

LOGIQUE

Paul-Marie Verlaine

QUAND même tu dirais Que tu me trahirais Si c’était ton caprice, Qu’est-ce que me ferait

Ce terrible secret Si c’était mon caprice ? De quand même t’aimer, – Dusses-tu le blâmer,

Ou plaindre mon caprice, D’être si bien à toi Qu’il ne m’est dieu ni roi Ni rien que ton caprice ?

Quand tu me trahirais, Eh bien donc, j’en mourrais Adorant ton caprice ; Alors que me ferait

Un malheur qui serait Conforme à mon caprice ?

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