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1891

Le sonnet du trou du cul

Paul-Marie Verlaine

Obscur et froncé comme un œillet violet Il respire, humblement tapi parmi la mousse Humide encor d’amour qui suit la pente douce Des fesses blanches jusqu’au bord de son ourlet.

Des filaments pareils à des larmes de lait Ont pleuré, sous l’auteur cruel qui les repousse, À travers de petits caillots de marne rousse, Pour s’en aller où la pente les appelait.

Ma bouche s’accouple souvent à sa ventouse Mon âme, du coït matériel jalouse, En fit son larmier fauve et son nid de sanglots C'est l'olive pâmée et la flûte câline

C’est le tube où descend la céleste praline Chanaan féminin dans les moiteurs éclos.

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