DANS notre vie un peu fantasque,
Il n’est, je crois, rien arrivéIl n’est, je crois, rien arrivé
De plus masque et tambour de basque
Et mi-carême et mardi grasEt mi-carême et mardi gras
Que cette colère venue
De quel donc prétexte vraiment ?De quel donc prétexte vraiment ?
Qui, dès grosse erreur reconnue,
Nous rentrés de mauvaise humeur,Nous rentrés de mauvaise humeur,
Me fit, sans que rien pût là contre,
D’un pied fantochement vainqueur,D’un pied fantochement vainqueur,
Écraser cette pauvre montre
Que tu venais de m’acheter.Que tu venais de m’acheter.
Je piétinais comme un beau diable,
Comme un polichinell’ rageur,Comme un polichinell’ rageur,
L’horloginette lamentable
Qui tôt ne fut qu’un triste tasQui tôt ne fut qu’un triste tas
De cuivre et d’argent et de verre
Dès lors se relevant en… « bosse »,Dès lors se relevant en… « bosse »,
Et maintenant, à moi sévère,
Après coup je compris trop tardAprès coup je compris trop tard
Que j’ai mal fait et me lamente
A propos du bijou perduA propos du bijou perdu
Et de l’heure à jamais absente…
Mais quelque chose de dedansMais quelque chose de dedans
Moi-même me dit : « C’est carême
Aujourd’hui, mais rassure-toi, —Aujourd’hui, mais rassure-toi, —
L’heure n’en va pas moins quand même.
Heureuse ou non… »Heureuse ou non… »
Baste ! aimons-nous.Baste ! aimons-nous.