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1896

L’ÉTERNEL SOT

Paul-Marie Verlaine

L’ÉTERNEL sot qui fut jadis Fréron Et maintenant se nomme Brunetière Mériterait une ode tout entière Pour l’exécration du fanfaron !

Du fanfaron de bêtise au ronron Affreux du chat pire que de gouttière, Mais non, un dur sonnet en étrivière Suffit pour châtier tel lourd baron

Du snobisme actuel comme de l’autre Et le voici pour l’autre et pour le nôtre Le voici pour le nôtre, hélas ! surtout, Car il n’est pire pédant pour déplaire

Que celui qui, méprisable à tout bout De champ, nous insultait en Baudelaire.

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L’ÉTERNEL SOT · Paul-Marie Verlaine · Poetry Cove