Skip to content
1869

L'Allée

Paul-Marie Verlaine

Fardée et peinte comme au temps des bergeries, Frêle parmi les nœuds énormes de rubans, Elle passe sous les ramures assombries, Dans l’allée où verdit la mousse des vieux bancs,

Avec mille façons et mille afféteries Qu’on garde d’ordinaire aux perruches chéries. Sa longue robe à queue est bleue, et l’éventail Qu’elle froisse en ses doigts fluets aux larges bagues

S’égaie un des sujets érotiques, si vagues Qu’elle sourit, tout en rêvant, à maint détail. — Blonde, en somme. Le nez mignon avec la bouche Incarnadine, grasse, et divine d’orgueil

Inconscient. — D’ailleurs plus fine que la mouche Qui ravive l’éclat un peu niais de l’œil.

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
L'Allée · Paul-Marie Verlaine · Poetry Cove