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1891

IX

Paul-Marie Verlaine

Il est mauvais coucheur et ce m’est une joie De le bien sentir, lorsqu’il est la fière proie Et le fort commensal du meilleur des sommeils Sans fausses couches – nul besoin ? et sans réveils,

Si près, si près de moi que je crois qu’il me baise, En quelque sorte, avec son gros vit que je sens Dans mes cuisses et sur mon ventre frémissants Si nous nous trouvons face à face, et s’il se tourne

De l’autre côté, tel qu’un bon pain qu’on enfourne Son cul délicieusement rêveur ou non, Soudain, mutin, malin, hutin, putain, son nom De Dieu de cul, d’ailleurs choyé, m’entre en le ventre,

Provocateur et me rend bandeur comme un diantre, Ou si je lui tourne le mien semble vouloir M’enculer ou, si dos à dos, son nonchaloir Brutal et gentil colle à mes fesses ses fesses,

Et mon vit de bonheur, tu mouilles, puis t’affaisses Et rebande et remouille, – infini dans cet us. Heureux moi ? Totus in benigno positus :

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