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1888

IX

Paul-Marie Verlaine

Tout en suivant ton blanc convoi, je me disais Pourtant : C’est vrai, Dieu t’a repris quand tu faisais Sa joie et clans l’éclair de ta blanche innocence. Plus tard la Femme eût mis sans doute en sa puissance

Ton cœur ardent vers elle affrontée un moment Seulement et t’ayant laissé le tremblement D’elle, et du trouble en l’âme à cause d’une étreinte ; Mais tu t’en détournas bientôt par noble crainte

Et revins à la simple, à la noble Vertu, Tout entier à fleurir, lys un instant battu Des passions, et plus viril après l’orage, Plus magnifique pour le céleste suffrage

Et la gloire éternelle… Ainsi parlait ma foi. Mais quelle horreur de suivre, ô toi ! ton blanc convoi !

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