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1870

IV

Paul-Marie Verlaine

Il faut, voyez-vous, nous pardonner les choses De cette façon nous serons bien heureuses Et si notre vie a des instants moroses, Du moins nous serons, n’est-ce pas ? deux pleureuses.

Ô que nous mêlions, âmes sœurs que nous sommes, À nos vœux confus la douceur puérile De cheminer loin des femmes et des hommes, Dans le frais oubli de ce qui nous exile !

Soyons deux enfants, soyons deux jeunes filles Éprises de rien et de tout étonnées, Qui s’en vont pâlir sous les chastes charmilles, Sans même savoir qu’elles sont pardonnées.

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