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1894

IV

Paul-Marie Verlaine

Bonjour. Bonjour. Chéri ! Chéri !

J’arrive de bonne heure, pas ? J’arrive de bonne heure, pas ? Pas trop. Pas trop.

Tu n’es jamais content. Tu n’es jamais content. C’est vrai, là-bas On fait queue et c’est long. Puis aujourd’hui l’on fouille,

Je sais, jeudi ! Ça prend du temps. C’est vrai, là-bas On fait queue et c’est long. Puis aujourd’hui l’on fouille, Je sais, jeudi ! Ça prend du temps.

Et l’on farfouille Et l’on trifouille, et toi, tu bafouilles. Le mieux, Pour éviter tout ça, serait, mon pauvre vieux, Moi, de ne plus venir ni jeudi ni dimanche.

Tiens, au fait, de ne plus venir du tout, bath flanche ! Et l’on farfouille Et l’on trifouille, et toi, tu bafouilles. Le mieux, Pour éviter tout ça, serait, mon pauvre vieux,

Moi, de ne plus venir ni jeudi ni dimanche. Tiens, au fait, de ne plus venir du tout, bath flanche ! Méchante ! Méchante !

Et comment va ! Et comment va ! Mieux. Mieux.

Tant pis, l’Infernal ! Mieux depuis que t’es là. Tant pis, l’Infernal ! Mieux depuis que t’es là.

Zut avec ton banal, Ton vulgaire « depuis que t’es là ». Zut avec ton banal, Ton vulgaire « depuis que t’es là ».

C’est que, c’est que… C’est que, c’est que… C’est que : c’est que, tu m’as l’air… c’est que… Zut ! avecque Tes boniments toujours les mêmes.

C’est que : c’est que, tu m’as l’air… c’est que… Zut ! avecque Tes boniments toujours les mêmes. C’est mon cœur Qui parle. O oui ! Toi pas là, je meurs de langueur.

C’est mon cœur Qui parle. O oui ! Toi pas là, je meurs de langueur. As-tu fini ? As-tu fini ?

Pourquoi toujours dure ? Pourquoi toujours dure ? Eh, je blague ! T’es bête, quand je ris, tu geins, toi, t’as du vague

A l’âme. Que c’est drôle ! Un homme comme toi Qu’on dit spirituel, très bête auprès de moi. Eh, je blague ! T’es bête, quand je ris, tu geins, toi, t’as du vague

A l’âme. Que c’est drôle ! Un homme comme toi Qu’on dit spirituel, très bête auprès de moi. Tiens, devant toi, j’ai comme peur… Tiens, devant toi, j’ai comme peur…

Je suis si belle ? Pour changer, tu reçois, dis, un tel, une telle, Une telle, un tel, tu sais que je te défends Absolument de les recevoir et te rends,

S’ils viennent, responsable, et, pour ta pénitence, Tu ne me verras plus jamais. Je suis si belle ? Pour changer, tu reçois, dis, un tel, une telle,

Une telle, un tel, tu sais que je te défends Absolument de les recevoir et te rends, S’ils viennent, responsable, et, pour ta pénitence, Tu ne me verras plus jamais.

J’… J’… O rouspétance Détestable ! Ne réponds pas et fais le mort.

Je ne veux pas ici de ces gens-là. O rouspétance Détestable ! Ne réponds pas et fais le mort. Je ne veux pas ici de ces gens-là.

D’accord Là, j’obéis, D’accord Là, j’obéis,

Bien sûr ? Bien sûr ? Oui. Oui.

Cette femme ignoble, Je lui ferais une conduite de Grenoble Telle qu’elle s’en souviendrait en Paradis ! Quant aux autres…

Cette femme ignoble, Je lui ferais une conduite de Grenoble Telle qu’elle s’en souviendrait en Paradis ! Quant aux autres…

Je les consigne, je te dis. Je les consigne, je te dis. C’est qu’avec toi je suis toujours sur le qui-vive. T’es gentil quand moi là, moi pas là, tout arrive !

Monsieur fait son fendant, il se laisse mener. Il dit du mal de moi… C’est qu’avec toi je suis toujours sur le qui-vive. T’es gentil quand moi là, moi pas là, tout arrive !

Monsieur fait son fendant, il se laisse mener. Il dit du mal de moi… Çà non ! Çà non !

Va donc crâner ! Mais assez – t’es mignon – de mines furieuses. Embrasse… Et causons de choses plus sérieuses. Va donc crâner !

Mais assez – t’es mignon – de mines furieuses. Embrasse… Et causons de choses plus sérieuses.

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