Ô Sirnium, cap au gazon fleuri,
Enfin, c'est toi, je te revois encore
Et les rayons consolants de l'aurore
M'ont révélé ton visage chéri.
J'ai peine encore à croire l'évidence
Que j'ai quitté les bords Bithyniens,
Ces flots, ô cap Sirnium, sont les tiens,
Je puis enfin te voir en assurance.
Ah ! qu'il est bon au retour, le foyer,
Et qu'il est doux, le vieux lit de noyer,
Quand on s'y couche après un long voyage.
Aussi, salut, cap Sirnium et toi, son
Bleu miroir, lac qu'une forêt ombrage.
Gai ! que la joie emplisse la maison.