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1894

III

Paul-Marie Verlaine

Après tout, ils ont sans doute raison, Puisque notre vie est aux trois quarts faîte ; C’est à nous de leur céder la maison, En nous réservant toutefois le faîte.

La, jeunesse, hélas aime à triompher. Nous fûmes aussi triomphaux et, jeunes, Sans plus qu’eux de pente à philosopher. Bah, qu’ils aient la faim, nous aurons les jeunes.

Qu’ils gardent Ibsen ! Nous, c’était Hugo. Qu’ils soient tant et plus, nous restons les mêmes, N’étant pas trop vieux, n’allons tout de go Pas encor songer aux plongeons suprêmes.

Laissons-les grandir. Leur art mûrira : Ils ne viennent que d’entrer dans le temple, Et notre mort pleurée approuvera Ceux à qui nous avons donné l’exemple.

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