La plus noble d'esprit, la plus grande de cœur,
Partant la plus charmante et la plus douloureuse
Des femmes, c'est encor le poëte vainqueur
Du rythme souple et sûr et de la rime heureuse.
Nous t'aimons et nous te louons, châste amoureuse,
Toute passion forte et divine langueur,
Poëte au verbe plein par cette langue creuse,
Notre muse attendrie en ce vil temps moqueur.
Tu vécus de souffrir et mourus à la tâche ;
Tes premières chansons furent pour l'amitié
Où ta jeune âme offrait sa meilleure moitié.
Le délire des sens, dont toute chair rabâche,
T'inspira des accents que nul n'égalera
Et ton œuvre de mère à jamais survivra !