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1890

II

Paul-Marie Verlaine

Phi… Bé…, c'est presque la lune, Mais La Lune que je vois Quand tu cèdes à ma voix Qui sans doute t'importune,

Mais si sincère qu'enfin Tu l'exauces et me hausses Jusques aux charmes qu'en vain Blasphèment des voix — que fausses !

Mais que moi qui ne suis rien, Plus rien que leur hygiène À ces tiens (miens ?) charmes bien — Aimés, je touche sans gêne

(Et pourquoi, puisque, après tout, Ce manège qui m'allège D'un poids bien cher au débout Vers mieux encor je m'allège.)

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