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1896

I

Paul-Marie Verlaine

Tu me dois ta photographie A la condition que je Serai bien sage – et tu t’y fies ! Apprends, ma chère, que je veux

Être, en échange de ce don Précieux, un libertin que L’on pardonne après sa fredaine Dernière en faveur d’un second

Crime et peut-être d’un troisième. Cette image que tu me dois Et que je ne mérite pas, Moyennant ta condition

Je l’aurais quand même tu me La refuserais, puisque je L’ai là dans mon cœur, nom de Dieu ! Tu me dois ta photographie

A la condition que je Serai bien sage – et tu t’y fies ! Apprends, ma chère, que je veux Être, en échange de ce don

Précieux, un libertin que L’on pardonne après sa fredaine Dernière en faveur d’un second Crime et peut-être d’un troisième.

Cette image que tu me dois Et que je ne mérite pas, Moyennant ta condition Je l’aurais quand même tu me

La refuserais, puisque je L’ai là dans mon cœur, nom de Dieu !

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