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1889

ÉTÉ

Paul-Marie Verlaine

ET l’enfant répondit, pâmée Sous la fourmillante caresse De sa pantelante maîtresse : Je me meurs, ô ma bien-aimée !

« Je me meurs : ta gorge enflammée Et lourde me soûle, m’oppresse ; Ta forte chair d’où sort l’ivresse Est étrangement parfumée :

« Elle a, ta chair, le charme sombre Des maturités estivales, – Elle en a l’ambre, elle en a l’ombre ; « Ta voix tonne dans les rafales,

Et ta chevelure sanglante Fuit brusquement dans la nuit lente. »

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ÉTÉ · Paul-Marie Verlaine · Poetry Cove