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1867

CÉSAR BORGIA

Paul-Marie Verlaine

Le duc César, tout d'or vêtu, rit doucement Au chanteur de quinze ans qu'il a sur les genoux Et passe à travers les énormes cheveux roux Du jeune homme sa main où brille un diamant.

Le luth résonne encore, aigre, vague et charmant Sous les doigts allanguis [] de l'enfant qui, jaloux De plaire, se souvient de ses airs les plus doux Et César Borgia sourit languissamment.

Le long des murs, d'un air tendrement obsesseur L'Image de son Père et celle de sa Sœur Paraissent reprocher bien des choses au Duc. Lui — sourit à l'enfant qui le baise et parmi

La longue barbe noire et molle de l'Ami Promène ses doigts fins et blancs comme du stuc.

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CÉSAR BORGIA · Paul-Marie Verlaine · Poetry Cove