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1870

Bruxelles

Paul-Marie Verlaine

La fuite est verdâtre et rose Des collines et des rampes, Dans un demi-jour de lampes Qui vient brouiller toute chose.

L’or sur les humbles abîmes Tout doucement s’ensanglante, Des petits arbres sans cimes, Où quelque oiseau faible chante.

Triste à peine tant s’effacent Ces apparences d’automne. Toutes mes langueurs rêvassent, Que berce l’air monotone.

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