Skip to content
1895

BIBLIOTHÈQUES

Paul-Marie Verlaine

Meuble sublime ou ridicule, ou tous les deux, Qui, mon goût consulté, serait plutôt modeste Et de proportions, et de luxe, et du reste, Salut, Bibliothèque, antre auguste et hideux !

Mais les livres, ici, n’en point parler vaut mieux ; Le logis, le local, indigent ou céleste, Seul, nous veut occuper d’un oeil profond ou leste, Et déjà l’examen me convainc d’être vieux :

Car je hais la dorure et la fioriture Sur l’acajou trop dense ou tels autres bois lourds : Tout au plus des pattes en cuivre et des chefs d’ours ; Ou bien du bois de rose aux coins, où se torture

Le rococo de Boulle et celui de Boucher… Ou des planches au long d’un mur, où tout nicher !

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
BIBLIOTHÈQUES · Paul-Marie Verlaine · Poetry Cove