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1884

ALLÉGORIE

Paul-Marie Verlaine

Despotique, pesant, incolore, l’Été, Comme un roi fainéant présidant un supplice, S’étire par l’ardeur blanche du ciel complice Et bâille. L’homme dort loin du travail quitté.

L’alouette, au matin, lasse n’a pas chanté. Pas un nuage, pas un souffle, rien qui plisse. Ou ride cet azur implacablement lisse Où le silence bout dans l’immobilité.

L’âpre engourdissement a gagné les cigales Et sur leur lit étroit de pierres inégales Les ruisseaux à moitié taris ne sautent plus. Une rotation incessante de moires

Lumineuses étend ses flux et ses reflux… Des guêpes, ça et là volent, jaunes et noires.

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