Skip to content
1866

À une Femme

Paul-Marie Verlaine

À vous ces vers, de par la grâce consolante De vos grands yeux où rit et pleure un rêve doux, De par votre âme, pure et toute bonne, à vous Ces vers du fond de ma détresse violente.

C’est qu’hélas ! le hideux cauchemar qui me hante N’a pas de trêve et va furieux, fou, jaloux, Se multipliant comme un cortège de loups Et se pendant après mon sort qu’il ensanglante.

Oh ! je souffre, je souffre affreusement, si bien Que le gémissement premier du premier homme Chassé d’Éden n’est qu’une églogue au prix du mien ! Et les soucis que vous pouvez avoir sont comme

Des hirondelles sur un ciel d’après-midi, — Chère, — par un beau jour de septembre attiédi.

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.