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1890

A PATERNE BERRICHON

Paul-Marie Verlaine

TOUS deux avons ce travers De raffoler des bons vers Et d’aimer notre repos. Aussi tout, jusqu’aux hasards,

Punit sur nos tristes peaux Ces principes de lézards. Alors parfois nos rancunes, Ne connaissant plus d’obstacles,

Œuvrent sans mercis aucunes, Toutes sortes de miracles ; Si que le pante morose S’indigne que, mal civile,

Lu muse métamorphose Le lézard en crocodile.

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