Skip to content
1890

A LÉON DIERX

Paul-Marie Verlaine

Dierx ! dont le nom fait pour la gloire sonne clair Comme une bonne épée en la main d’un héros. Qu’avons-nous de commun, nous, rois avec ce gros De rustres s’en allant en guerre de quel air ?

Nous, rois de l’infini, du Ciel et de l’Enfer Qu’Héphaistos a vêtus et que délace Éros, Et qui, de tous les dieux, de Corinthe à Paros, Avons fait nos égaux, bronze et marbre, or et fer !

Car le poète, enfin vainqueur et hors aux foules, Comme Poseidon met du geste un frein des houles Et règne, tel que Zeus, d’un pli de ses sourcils. Hélas ! c’est faux de moi, tige au plus qui fleuronne,

Mais, ô vous, calme ennui de splendides soucis, Portez, olympien, le nimbe et la couronne.

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
A LÉON DIERX · Paul-Marie Verlaine · Poetry Cove